Eve a écrit : "Ni truc ni magie, l'hypnose nous permet d'exploiter nos forces d'autoguérison. Son crédit est aussi croissant auprès des médecins, en chirurgie notamment.
Beaucoup de patients hésitent à essayer l'hypnose, parce qu'ils se croient incapables d'"entrer à l'intérieur d'eux-mêmes" pour accéder à un état de conscience modifié. Or, l'hypnothérapeute dispose, pour les y aider, de techniques d'induction souvent très simples. "J'invite par exemple mon patient à dessiner une croix sur son poignet et à se concentrer dessus. Ensuite, par mes suggestions, je l'amène à augmenter cette concentration jusqu'à ce qu'il se déconnecte du monde extérieur", explique le dr Mairlot.
L'hypnose.
. ça ne s'impose pas
Si vous hésitez à essayer l'hypnose, de crainte que l'hypnothérapeute ne vous mène là où vous ne voulez pas aller, rassurez-vous: vous seule pouvez vous mettre en état d'hypnose. Même guidée par un spécialiste, l'hypnose est toujours une autohypnose.
. ça ne s'apprend pas
Pour les enfants, rien de plus facile que de se mettre en état d'hypnose: quand vous les trouvez si profondément absorbés par ce qu'ils font, regardent ou rêvent au point qu'il faut plusieurs appels pour briser leur concentration, ils sont en autohypnose! Même si cette aptitude spontanée a tendance à se perdre avec l'âge, vous en faites déjà sans le savoir.
. ça ne traîne pasVite (ré)apprise, l'autohypnose remporte parfois en quelques séances des résultats que les thérapies classiques peuvent mettre des mois, voire des années à obtenir, car elle vise la solution, et une solution rapide. Un exemple? A 30 ans, Sandrine souffrait d'un problème de sécheresse vaginale avec microdéchirures qui lui rendait les relations sexuelles intolérables. Après deux ans de thérapie, elle avait beaucoup appris sur elle-même, mais son symptôme douloureux, manifestement attribuable aux humiliations que lui avait fait subir son premier compagnon, était toujours là. Cinq séances d'hypnose, axées sur la reconstruction des émotions qu'elle avait connues auprès de cet homme, ont suffi à l'en débarrasser.
3 situations où l'hypnose se révèle intéressante
La lutte contre la fatigue:
Torpeur, engourdissement, concentration en baisse. Si, au fil de la journée, vous avez régulièrement des coups de pompe, n'incriminez pas le manque de sommeil, la paresse ou le syndrome de fatigue chronique: c'est ce qu'on appelle le cycle ultradien - 15 à 20 minutes de ralentissement toutes les 90 minutes - et ça arrive à tout le monde. Pendant ces phases d'"éveil paradoxal", équivalent diurne du sommeil du même nom, le cerveau droit prend momentanément le pas sur le cerveau gauche. "Non contrôlé, cet état d'éveil paradoxal peut être une cause d'accident, explique le docteur Mairlot. Vous risquez de vous endormir au volant ou de rater une manoeuvre banale. C'est le moment de pratiquer une autohypnose pour vous recentrer sur vous-même. Quand vous en sortirez, 15 à 20 minutes plus tard, vous serez de nouveau en pleine forme. Au lieu de "bloquer" 15 heures par jour et d'arriver aux examens épuisés, les étudiants qui maîtrisent cette technique réussissent haut la main. sans dépasser huit ou neuf heures d'étude quotidiennes!"
La lutte contre les dépendances:
Efficace, l'hypnose l'est aussi contre les dépendances. "Les personnes qui sont dépendantes d'un toxique - drogue, alcool, tabac, médicaments, etc. - sont convaincues d'avoir besoin de ce toxique pour affronter leurs difficultés émotionnelles. En état hypnotique, elles découvrent qu'elles n'ont pas besoin d'aller chercher à l'extérieur ce qu'elles ont en elles.
L'anesthésie en salle d'op:
Mise au point en 1992 au CHU de Liège, sous la direction de la docteur Marie-Elisabeth Faymonville, l'hypnosédation a le vent en poupe: dans beaucoup d'hôpitaux belges, le service d'anesthésie compte un ou plusieurs médecins formés à cette technique. Pour les patients qui en bénéficient (à condition que l'acte chirurgical le permette), c'est tout bénéfice: moins de douleurs après l'intervention, moins de médicaments et une hospitalisation plus courte. Vous restez consciente tout au long de l'intervention, mais vous vous dissociez de ce qui se passe autour de vous en revivant une expérience agréable. L'anesthésiste vous accompagne de la voix, en vous faisant des suggestions positives, et sans cesser de surveiller vos réactions. Et, si quelque chose tourne mal (dans 1/2 % des cas!), il est évidemment possible de passer de l'hypnose à l'anesthésie générale!
lien: http://www.femmesdaujourdhui.be/cps/rde/xchg/femmes/hs.xsl/mag_ausommaire_sante-hypnose-medecine.html?eid=250046521
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