 l est établi depuis quelques années déjà qu'une prédisposition génétique chez la femme accroît énormément le risque d'avoir un cancer du sein.
Or, les Québécoises ayant subi un test de dépistage et qui se savent porteuses des mutations génétiques BRCA1 et BRCA2 sont deux fois moins nombreuses que les autres Canadiennes à prendre des mesures préventives.
Pourtant, leur risque d'avoir un cancer du sein atteint 87 %.
Habituellement, les médecins présentent plusieurs options aux femmes prédisposées.
Ces options sont :
- une mastectomie préventive
- une ablation des ovaires
- la prise quotidienne de tamoxifène
- un suivi serré et régulier à l'aide de l'imagerie par résonance magnétique
Le cas québécois
L'étude à laquelle participait le Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) portait sur 672 Canadiennes chez lesquelles on avait identifié l'un ou l'autre des gènes mutants. Le questionnaire de suivi leur a été soumis, en moyenne, environ quatre ans après le dépistage génétique.
Chez les 342 femmes qui n'avaient pas contracté de cancer, 157 (46 %) n'avaient pas opté pour des mesures préventives. Géographiquement, 39 % des Ontariennes à risque n'avaient pas fait de suivi, 34 % des femmes de l'Ouest et 62 % des Québécoises.
Cette réalité aura d'importantes retombées sur le nombre de cas de cancer que nous verrons se développer dans ce groupe à risque. Nous devons maintenant comprendre pourquoi ces différences existent. — Kelly Metcalfe
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Au Canada
Le cancer du sein est la forme de cancer la plus répandue chez les femmes. En 2007, la Société canadienne du cancer estime à 22 300 le nombre de femmes qui recevront un diagnostic de cancer du sein et à 5300 le nombre de celles qui en mourront.
Du côté masculin, on estime que 170 hommes recevront un diagnostic de cancer du sein et que 50 en mourront.
source: radio canada
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