 Deux enseignantes en vacances se sont prêté au jeu des questions de Québec Hebdo au sujet de l'informatique à l'école et de son impact dans la pratique de leur métier.
À quel niveau les élèves reçoivent-ils une initiation à l'informatique?
Louise Fortin (LF), enseignante en 1ère année du deuxième cycle du primaire, demeurant à Sillery:«Ça peut se faire dès le niveau préscolaire, mais ça dépend de l'enseignant et du matériel disponible. L'informatique est une compétence au service des disciplines. Pour le moment, il n'y a pas de cours structuré au primaire.»
Quel est le budget alloué à l'informatique?
Marie-Ève Cazes (MEC), enseignante de 2e année du deuxième cycle du primaire résidant à L'Ancienne-Lorette:«L'école reçoit un budget global qui est ensuite réparti selon l'ordre des priorités. De mon côté, puisqu'il s'agit d'une priorité, j'ai acheté à mes frais un caméscope avec lequel je réserve des projets spéciaux pour mes élèves.»
Quelle formation les enseignants peuvent-ils suivre pour se perfectionner?
(MEC):«Chaque année, il y a le congrès provincial de l'AQUOPS (Association québécoise des utilisateurs de l'ordinateur au primaire-secondaire), où conseillers pédagogiques et enseignants de différentes commissions scolaires se réunissent pour présenter des projets vécus en classe. La participation à ce congrès est au libre choix de l'enseignant et selon les budgets de l'école. Il faut se libérer trois jours en semaine; notre participation engage des frais pour le congrès et notre remplacement en classe.»
(LF):«Il y a aussi une semaine de formation sur les TIC (Technologies de l'information et de la communication) offerte par les animateurs du RÉCIT (Réseau de développement des compétences par l'intégration des technologies), un groupe de conseillers pédagogiques. Mais cette formation régionale est proposée pendant les vacances, ça peut donc éliminer bien des participants…»
Chaque année, le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sports (MELS) accorde 6,6 millions à cette formation du RÉCIT.
Après la formation, que se passe-t-il concrètement en classe?
(MEC):«Cette année, je vais offrir une formation dans le menu à la carte de la Commission scolaire pour laquelle je travaille. Je vais vivre aussi un projet dans ma classe. Dans les dernières années, j'ai réalisé un roman-photos et un scrap-booking en me servant de l'informatique.»
(LF):«Au laboratoire informatique, chaque élève a son ordinateur. Le temps est réservé selon le nombre de groupes et la priorité que l'enseignant donne à l'informatique. Ce n'est pas tout le monde qui est proactif dans ce domaine-là.»
Quel est le changement principal dans le traitement des dossiers?
(LF):«Pour le moment, les enseignants peuvent échanger via l'Intranet des dossiers d'une école à l'autre. Bientôt, les élèves pourront avoir accès à leur dossier respectif, grâce à un code d'accès. Mais dans certaines écoles, c'est déjà chose faite.»
À quel point est-ce important pour l'élève de posséder un ordinateur à la maison?
(LF):«C'est devenu essentiel, même pour un élève du primaire. Mais s'il n'a pas d'ordinateur à la maison, il ne doit pas être pénalisé. L'enseignant trouvera des moyens, selon ses priorités, de lui en donner l'accès à l'école.»
source : http://www.quebechebdo.com/article-130797-Linformatique-a-lecole.html
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