Dans ces cas-là, il faut très vite trouver un coupable. Internet, les parents, l'éducation, la société, tous pointés du doigt pour avoir conduit au pire. Mais il n'y a pour l'instant qu'une désolante réalité: trois garçons, des enfants, plongés dans une affaire de viol aux affreux contours.
Les deux plus âgés, 13 ans, auraient forcé leur victime, à peine 9 ans, à leur pratiquer des fellations, dans des halls ou des caves de la cité Félix-Pyat (3e ), au moins à dix reprises, entre le 1 er juillet et le 1er septembre. De terribles aveux, que le garçonnet a livrés à sa mère, samedi dernier, après une ultime agression, devenue trop insupportable.
Car les présumés violeurs savaient apparemment aussi user de la force pour assouvir leurs besoins. S'il refusait, l'enfant était frappé, jusqu'à ce qu'il finisse par se soumettre. Hier après-midi, 48 h après leur interpellation par la brigade des mineurs, les deux suspects, qui auraient reconnu les faits, ont été mis en examen pour agression sexuelle sur mineur.
Le juge des enfants devait décider d'une mesure d'éloignement et de placement dans un foyer. Les autorités, qui seraient confrontées à une hausse très inquiétante de ce type de faits, auraient même alerté le parquet sur cette recrudescence. Selon Guillaume Bronsard, pédopsychiatre et directeur de la maison départementale (CG) de l'adolescent, ce type de comportement s'explique d'abord par un manque de contrôle familial:
" Lorsqu'un pré-adolescent est bien suivi, même s'il tombe sur des images pornographiques, cela n'aura pas forcément de conséquences sur lui. En fait, dans ces situations-là, il faut différencier le côté "sexualité" et l'aspect "violence". Dans ce cas précis, la maltraitance rend les faits indiscutablement à sanctionner. Après, il y a un souci d'éducation, extrêmement important. A 13 ans, on peut encore faire quelque chose pour eux, dans l'espoir qu'ils ne recommenceront pas".















