 Après la confirmation de la contamination par le virus du sida de quatre personnes, dont un bébé, dans des hôpitaux publics, au cours des six derniers mois, les autorités péruviennes ont déclaré l’état d’urgence dans les 240 banques de sang du pays. Selon une commission officielle réunie d'urgence, le virus du sida ne pouvait être décelé parce que le donneur, qui ignorait être porteur de la maladie, se trouvait dans une période où le virus n'était pas encore détectable. Les autorités péruviennes ont lancé des appels au calme devant l'ampleur que prend cette affaire dans les médias.
Agée de 44 ans, mariée, mère de 4 enfants, Judith Rivera se serait bien passée de faire la une de la presse péruvienne. Opérée dans un hôpital public de Lima d’une tumeur à l’utérus, en avril dernier, cette femme a reçu 3 poches de sang contaminé par le virus du sida.
Depuis juillet les autorités de santé ont essayé de camoufler l’affaire en échange de promesses, non tenues, de soins médicaux. Sous la pression des médias le scandale a éclaté. Hier le ministère de la Santé a reconnu que trois autres personnes ont été contaminées. Dernière en date cette semaine un bébé de 11 mois sans oublier un jeune de 17 ans dont le cas reste à prouver. Le ministre de la Santé vient de reconnaître que la situation ne peut pas continuer comme ça, et d’autant moins que la population est prise de panique et que les volontaires manquent dans les banques de sang, aujourd’hui désertes.
Officiellement le Pérou respecte les normes internationales mais en fait il y a à peine deux ans un bon quart des dons de sang ne faisait l’objet d’aucun contrôle. Alors que les procédures de toutes les banques de sang du Pérou sont actuellement révisées, une commission internationale sera rapidement nommée pour réformer tout le système des dons de sang.
Source : rfi.fr
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